L'origine du nom

P_dia_Vue_bras_Seine2Le nom de Bennecourt trouve son origine à l'époque gallo-romaine, il proviendrait de l'altération de « BANNECURIA » ou de « BARENECURTIS », le domaine de Barenus.
On note la présence d'un Fanum (sanctuaire gallo-romain) qui a fait l'objet de fouilles pendant 7 années consécutives.

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Blason

Le blason de Bennecourt est : « Au champ d'azur, chargé d'une grappe de raisin accostée de deux épis de blé, le tout d'or, au chef de gueules cousu de trois étoiles d'or ». La grappe de raisin et les épis de blé rappellent les deux cultures principales de Bennecourt, et les trois étoiles symbolisent le village de Bennecourt, et ses hameaux, Gloton et Tripleval.

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Bennecourt : Notre histoire locale

Au Moyen-Age :
Bennecourt connaît les invasions des vikings qui résident dans l'île de la flotte (près de 600 drakkars).
Ensuite, elle sera propriété des seigneurs de la Roche Guyon jusqu'en 1774.
Au XVème siècle, Henri V d'Angleterre nomme un nouveau seigneur à la Roche.
Au XVIème siècle, le duché de la Roche change souvent de mains et devient propriété de la famille de la Rochefoucauld de 1613 à 1697.

La Renaissance :
C'est à cette époque que fut construite notre église. Elle présente un spécimen caractérisé du dernier style gothique français. La nef est flanquée de bas-côtés ; le transept est saillant ; l'abside est entourée d'un déambulatoire. Le clocher à tour carrée s'élève sur la dernière travée de la nef ce qui est inusité. L'église de Bennecourt demeure aujourd'hui la plus grande du canton.

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La révolution :
En 1790, Bennecourt met en place son premier conseil municipal, et participe aux grands événements nationaux par l'envoi d'hommes entre autres pour l'armée de Vendée.
Le presbytère fit l'objet de plusieurs transactions et de quelques polémiques entre le curé et l'instituteur...

Le XIXème siècle : de célèbres visiteurs

La vie quotidienne :
Au XIXème siècle, Bennecourt possédait une importante production fruitière et un marché existait alors à Gloton.
Le village exportait quantité de céréales, de légumes et de vin vers Paris, Rouen et l'Angleterre.
En 1850, le temple et une salle de classe furent construits pour répondre aux besoins d'une importante communauté protestante jusqu'en 1920.
 
Le séjour des peintres :
Charles Daubigny, peintre paysagiste, accoste souvent avec son bateau «le Bottin » à Gloton. Il y séjourne à l'auberge de la mère Gigoux (actuellement la boulangerie).
En 1886, Cézanne peint à Gloton et dans l'île de la Lorionne.
Claude Monet, avant de s'installer à Giverny séjourne dans la vallée de la Seine et peint plusieurs toiles à Bennecourt dont l'œuvre célèbre « La rivière, la Seine à Bennecourt » qui servit à illustrer l'affiche de l'exposition des impressionnistes au Grand Palais.

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Emile Zola :
Zola vient à plusieurs reprises séjourner à Gloton. Un roman, un conte, une nouvelle portent témoignage de ses visites et le héros de « L'œuvre » Claude Lantier, décrit avec précision son arrivée par l'ancien bac de Gloton, avant que n'apparaissent les ponts, au grand regret de Zola par ailleurs.
La lecture des études de M. Walter est particulièrement riche d'enseignements sur le séjour des aixois et de Zola. (extrait ci-après))

Zola et Cézanne à Bennecourt
A la fin de Second Empire, Bennecourt a reçu des hôtes, alors encore peu connus, mais qui promis à une brillante destinée, Emile Zola et Paul Cézanne. Zola est venu passer ses vacances dans ce beau village, pendant plusieurs années consécutives, depuis le printemps de 1866, date de son premier séjour, jusqu'au lendemain de la Commune, en 1871.
Le souvenir de sa venue est resté populaire auprès des anciens « Bennecourriers », alors que la tradition locale a oublié Cézanne, bien qu'il ait passé de longues et laborieuses semaines à Bennecourt, notamment en 1866, où il a peint plusieurs toiles qui semblent avoir été détruites ou perdues. Zola et Cézanne se trouvaient en compagnie de plusieurs camarades originaires d'Aix-en-Provence comme eux, avec lesquels ils constituaient un groupe barbu de bohèmes en vacances.
« Les paysans stupéfaits, écrivit Zola dans une farce ou bohèmes en villégiature, voient depuis le mois de mai, des messieurs étranges envahir le pays. Ils arrivent en paletot, mais dès le soir, ils ont des chapeaux défoncés, des blouses bariolées de couleurs, des pantalons verdis par les herbes. Il y a aussi des dames, des dames qui ne se gênent pas et qui retirent tranquillement leur chemise derrière un tronc d'arbre, pour prendre des bains en pleine seine».
Les Aixois, comme on les nomme souvent, demeuraient au hameau de Gloton, en amont de Bennecourt, à l'auberge de la mère Dumont, née Marie-Anne Rouvel, que les biographes de Zola et de Cézanne appellent la « mère Gigoux », d'après le conte cité plus haut où le romancier la met en œuvre sous ce nom. Cette auberge a été, par la suite, transformée en boulangerie. Le visiteur la trouvera aisément, puisqu'elle est la seule boulangerie de Bennecourt.

Quand l'auberge était pleine, les Aixois logeaient chez l'habitant. Ce fut le cas pour Zola, notamment en 1868, lorsqu'il occupa une chambre chez le maréchal-ferrant Jean-Jacques Calvaire Levasseur, dont la forge se trouvait immédiatement à droite de l'auberge. C'est aujourd'hui une maison particulière contiguë à la boulangerie.

A la fin de la période de ses séjours, Zola, dont la situation matérielle s'était améliorée, venait à Gloton avec sa compagne Gabrielle-Alexandrine Meley qu'il épousa le 31 mai 1870. Il louait la maison Pernelle, à gauche de la boulangerie dont elle est séparée par une ruelle.

Outre deux Contes et Nouvelles, une farce déjà citée et La rivière, Zola a consacré à Bennecourt, plusieurs chroniques dans des journaux parisiens, et deux chapitres d'un de ses plus beaux romans, L'œuvre. Le héros de ce livre, Claude Lantier, peintre comme Paul Cézanne et crée en grande partie à son image, passe plusieurs années dans le village des bords de Seine, avec son amie, Christine. Lorsqu'il y revient plus tard, la construction du barrage de Port-Villez, en 1868-74, a partiellement modifié l'aspect des rives du fleuve. Lantier, et avec lui Zola, s'en afflige.

Mais si le visiteur veut bien s'abandonner au charme des lieux, nous lui conseillerons de se placer, un peu en amont de la boulangerie, devant la « descente » du bac qui se distingue encore bien sur la berge, il évoquera le passé lisant ces lignes écrites par Emile Zola, en juin 1868, dans une chronique de la Tribune.

« La nuit tombait lorsque je sui arrivé à Gloton. Le bac a glissé sur l'eau, doux et lent dans la sérénité du soir, laissant derrière lui des traînées d'argent. Debout à l'avant, j'ai regardé d'un œil attendri, comme de vieux camarades, les grands peupliers des îles, qui se dressaient puissamment dans la pâleur tendre du crépuscule. Des voix lointaines des bruits vagues traînaient. Un frisson universel venait des arbres et des eaux, du ciel et des prairies».

L'importance de Bennecourt dans l'histoire des arts et des lettres n'a pas échappé à André Billy, de l'académie Goncourt, puisqu'il a conclu en ces termes un de ses propos du Samedi (N° 802 du Figaro littéraire), où il rendait compte de notre étude consacrée à Zola et ses amis de Bennecourt.
« La vogue de Bennecourt n'égalera jamais celles d'autres villégiatures d'artistes, telle Barbizon, Pont-Aven, Honfleur, Saint-Paul-de-Vence, Gargilesse, Collioure et bien d'autres, mais le souvenir de Cézanne et de Zola doit suffire à l'immortalisé ».

LE XXème Siècle

LES REFUGIES DE LA « GRANDE GUERRE »
La famille PIRET implanta la sidérurgie à Bonnières. Forte d'un important contingent de réfugiés à Port-Villez, cette communauté se structure (école, cercle belge) et adopte Bennecourt comme sa paroisse. Dans l'église deux magnifiques vitraux expriment la paix retrouvée et la victoire de 1918 dans le transept. Le déambulatoire comporte des portraits du roi Albert 1er, de la reine Elisabeth et du Prince Léopold.

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LA NAISSANCE D'UN JARDIN

La doyenne de Bennecourt fait don d'un terrain destiné à devenir un jardin public dédié à son père Georges Ferdinand LECLERC mort pour la France en 1914 .

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Parc Leclerc

 

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